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Obsèques : la ville de Lyon veut instaurer des tarifs sociaux pour les concessions funéraires
information fournie par Boursorama avec Media Services 30/10/2024 à 11:36

La mairie veut faire en sorte que "la mort ne soit pas un vecteur d'inégalité sociale supplémentaire".

( AFP / JEFF PACHOUD )

( AFP / JEFF PACHOUD )

Objectif : rendre plus équitable l'accès aux sépultures dans la ville. La municipalité de Lyon souhaite instaure une "tarification sociale" pour ses cimetières, basée sur les revenus des familles, afin de permettre aux plus modestes d'acquérir une concession funéraire à moindre coût.

"L'idée pour nous a été d'intégrer la notion de justice sociale dans notre politique funéraire, de faire en sorte que la mort ne soit pas un vecteur d'inégalité sociale supplémentaire ", explique à l' AFP Laurent Bosetti, adjoint à la mairie écologiste en charge de la politique funéraire. Jusque là, le funéraire était "le grand oublié des politiques publiques", estime l'élu dont les services sont à pied d’œuvre depuis plus d'un an pour rendre possible cette égalité d'accès aux sépultures dans les cimetières de la ville.

La nouvelle tarification doit être soumise au vote du conseil municipal le 12 décembre pour une application "en mars" 2025, selon Laurent Bosetti. Elle est comparable aux autres aides sociales déjà existantes pour "les crèches, l'école et les équipements culturels". Trois tranches de prix sont envisagées par la municipalité: une concession funéraire sur 15 ans sera facturée quelque 360 euros pour les familles les plus modestes, 550 euros pour les revenus intermédiaires et 750 euros pour les foyers les plus aisés. Contre 525 euros pour tous aujourd’hui.

Le projet concerne les concessions funéraires des quatre cimetières municipaux de la Guillotière, la Croix-Rousse, Saint-Rambert et Loyasse. Dans ce dernier, situé sur les hauteurs de Lyon, la nouvelle d'une tarification sociale interpelle ses visiteurs venus à quelques jours de la fête de la Toussaint et des défunts.

Fosse commune

Arrivée d'Alsace pour nettoyer la tombe d'un parent proche, Noëlle Vandamme, 68 ans, l'approuve "parce qu'un enterrement revient très très cher" pour "les personnes qui n'ont pas de gros moyens", dit-elle à l' AFP .

"Si vous n'avez pas d'argent, vous vous retrouvez dans la fosse commune" , comme le grand-père de son mari, que sa belle-mère "a fait déterrer" pour ensuite l'enterrer "décemment", explique-t-elle. Catherine Anton, une enseignante de 57 ans, estime de son côté que "c'est la moindre des choses" pour "que tout le monde puisse enterrer dignement" ses proches. L'une comme l'autre souhaitent la généralisation de la mesure.

Sur le territoire, la disparité des prix se joue entre zones rurales, villes moyennes et grandes agglomérations où dans ces dernières, le manque de places dans les cimetières provoque la hausse des tarifs pour certaines concessions. Leur prix est fixé par le conseil de la collectivité selon la durée : entre 5 et 15 ans, 30 ans, 50 ans ou perpétuité.

Jusqu'à 6.500 euros pour des obsèques

À Lyon, il faut débourser aujourd'hui 1.315 euros pour une concession trentenaire de première surface (sur 2 m2), selon la grille tarifaire de la ville. Soit un peu plus de trois fois le prix moyen national en 2022, détaillent sur leur site les pompes funèbres générales (PFG). À titre de comparaison, les tarifs étaient alors de 380 euros à Strasbourg, de 440 euros à Lille, et s’élevaient à 1.370 euros environ à Marseille et jusqu'à 2.900 euros à Paris. Pour le célèbre cimetière du Père-Lachaise, le montant de la concession s'élevait à plus de 15.000 euros , selon la même source.

La majorité lyonnaise souhaite aussi "le gel" des tarifs des pompes funèbres publiques en 2025, un secteur dont le marché a connu une "envolée des prix" depuis sa libéralisation en 1993, selon Laurent Bosetti.

Les frais d’obsèques s'élèvent en moyenne à 3.350 euros pour une inhumation et à 3.609 euros pour une crémation, "et jusqu'à 6.500 euros selon les opérateurs", indique le ministère de l'Économie sur son site.

Au-delà de l'aspect financier, la mairie souhaite aussi promouvoir des pratiques funéraires plus écologiques. Des "carrés naturels" sont envisagés dans les cimetières municipaux sans caveaux en béton ni produits chimiques.

10 commentaires

  • 31 octobre 08:59

    Pas d'autres soucis le maire la pastèque ?


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